< Previous20 Canadian Seed Growers’ Association Association canadienne des producteurs de semences Feature made to regulatory documents faster and more efficiently than if they were embedded in regulations. This will allow the Seed Program to be more responsive and flexible to meet the needs of stakeholders to prevent fraud, and to ensure the traceability, quality, and safety of Canada’s seed supply, which is the basis for all agricultural production. Overall, our hope is that the future Seeds Regulations will align with leading industry practices, are transparent, and are not overly prescriptive. Fully updated regulations will reduce unnecessary regulatory burden and provide flexibility to support innovation and changes in science and technology. The federal government wants to engage with seed and seed potato stakeholders early and throughout the modernization process. Stakeholders will have three ways to provide input: 1. Through the Seed Regulatory Modernization Working Group; 2. Through task teams feeding into the working group; and 3. By participating in opportunities for broad-based stakeholder consultation. The Seed Regulatory Modernization Working Group is part of the Agriculture and Agri-Food value chain round tables. The group includes members of the seed industry, producer associations, full-value chain commodity organizations, public breeders, and other interest groups. It started meeting in September and will be developing recommendations for regulatory change. The Working Group will assign a number of task teams that will take a deeper dive into different parts of the regulatory framework to come up with options for change. These task teams will include additional stakeholder members outside of the working group, so there will be the opportunity to include wider input into the development of regulatory amendment options. Engagement and feedback are key to making sure that proposed changes to the regulations are well thought out and workable, and avoid any unintended consequences. Early in the process, we will have broad- based stakeholder engagement to reach out to individuals and entities affected or interested in the regulation of seed. We plan to start with a survey to all stakeholders this winter to get an understanding of: 1. What are the benefits of the current regulatory framework and seed system? 2. What are the opportunities for change, and what issues need to be addressed? 3. What is the comfort with further industry delivery of regulatory services? The answers to these questions are important to help us develop options and recommended changes. We will then go back out with a second broad engagement on these options and recommendations. Formal consultation on proposed regulatory changes will, of course, also include publication in the Canada Gazette, Parts I and II. As the regulations are modernized, it’s important to hear from everyone who has a stake in them. Good policy and regulations require input from the public and the organizations affected by them. I think you’ll agree on the importance of modernization of regulations that are over 100 years old. This is a very separate issue from whether to amalgamate seed industry organizations, which is a decision for the seed industry. Amalgamation is not necessary for Seed Regulatory Modernization, nor is it a part of Seed Regulatory Modernization. If an amalgamation of any combination proceeds, the resulting organizations will feed into the process to develop options for regulatory amendments just as other stakeholders will. Regardless of how the seed industry decides to organize itself, the government will be consulting with the whole value chain serviced by the regulations. The federal government is ready to work with all stakeholders in the development of regulatory options for change. We are both hopeful and excited about the opportunities for making the regulations more flexible and transparent. This is our collective opportunity to influence Canada’s seed system to take it into the future and support agriculture in Canada in the years to come. Fall 2020 & Winter 2021: Stakeholder survey. Spring 2021: Analysis of survey results. Summer & Fall 2021: Develop recommendation for broad-based consultation. Winter 2022: Pre-CGI consultations. Spring 2022: Analysis of consultation results. Summer 2022: Preparing regulatory package for Canada Gazette I (CGI) pre-publication. 1 2 3 4 5 6 Seed Regulatory Modernization Timelines continued from page 19 The goal for modernization of any regulations is to improve consistency, reduce complexity, and strengthen consumer protection.Working together to promote Certified seed Travaillons ensemble pour promouvoir les semences Certifiées 21 Article de fond Le gouvernement fédéral veut consulter les intervenants du secteur des semences et des pommes de terre de semence tôt et tout au long du processus de modernisation. Les intervenants auront trois moyens de se faire entendre : 1. Par l’entremise du Groupe de travail sur la modernisation de la réglementation des semences; 2. Par l’entremise de groupes d’étude alimentant le groupe de travail; 3. En participant aux possibilités d’une vaste consultation des intervenants. Le Groupe de travail sur la modernisation de la réglementation des semences fait partie des tables rondes sur la chaîne de valeur d’Agriculture et Agroalimentaire. Le groupe se compose de membres de l’industrie des semences, d’associations de producteurs, d’organismes de produits de base de toute la chaîne de valeur, de sélectionneurs du secteur public et d’autres groupes d’intérêt. Il a entrepris ses réunions en septembre et il élaborera des recommandations concernant des modifications à la réglementation. Le Groupe de travail affectera plusieurs groupes d’étude qui poseront un regard plus profond sur différentes parties du cadre réglementaire de façon à présenter des options de modification. Ces groupes d’étude compteront des membres supplémentaires, des intervenants provenant de l’extérieur du groupe de travail, de sorte qu’il y aura la possibilité d’inclure une plus vaste contribution dans l’élaboration d’options de modification de la réglementation. La participation et la rétroaction sont des éléments clés pour s’assurer que les modifications proposées à la réglementation sont mûrement réfléchies et réalisables, et pour éviter des conséquences involontaires. Au début du processus, nous aurons une participation plus large d’intervenants dans le but de joindre les personnes et les entités touchées par la réglementation des semences ou qui s’y intéressent. Nous prévoyons commencer cet hiver par un sondage auprès de tous les intervenants afin d’en arriver à une bonne compréhension de ce qui suit : 1. Quels sont les avantages de l’actuel cadre réglementaire et du système des semences? 2. Quelles sont les possibilités de modification, et quels enjeux doivent être abordés? 3. À quel point êtes-vous à l’aise avec une plus grande prestation de services de réglementation par l’industrie? Les réponses à ces questions sont importantes pour nous aider à élaborer des options et recommander des modifications. Nous passerons ensuite à un deuxième engagement élargi sur ces options et recommandations. Bien sûr, une consultation formelle sur les modifications proposées à la réglementation comprendra également une publication dans la Gazette du Canada, parties I et II. À mesure que les règlements sont modernisés, il importe d’entendre l’opinion de tous ceux qui sont visés. De bonnes politiques et de bons règlements nécessitent la contribution du public et des organismes touchés. Je crois que vous conviendrez de l’importance de moderniser des règlements qui sont plus que centenaires. Il s’agit d’un enjeu très distinct de la fusion des organisations de l’industrie des semences, qui demeure une décision pour l’industrie des semences. La fusion n’est pas nécessaire pour moderniser la réglementation des semences. D’ailleurs, elle ne fait pas partie de la modernisation de la réglementation des semences. Si une fusion survient, quelle que soit la combinaison, les organisations qui en résulteront alimenteront le processus pour élaborer des options de modification aux règlements, au même titre que le feront d’autres intervenants. Peu importe la façon dont l’industrie décide de s’organiser, le gouvernement consultera l’ensemble de la chaîne de valeur desservie par les règlements. Le gouvernement fédéral est prêt à collaborer avec tous les intervenants pour élaborer des options de modification à la réglementation. Nous sommes tous les deux à la fois confiants et enthousiastes à l’idée de pouvoir rendre les règlements plus souples et transparents. Voici notre occasion collective d’influer sur le système des semences du Canada, de le faire progresser et d’appuyer l’agriculture au Canada dans les années à venir. Automne 2020 et hiver 2021 : Sondage auprès des intervenants. Printemps 2021 : Analyse des résultats du sondage. Été et automne 2021 : Élaboration d’une recommandation en vue d’une vaste consultation. Hiver 2022 : Consultations préalables à l’étape de la GCI. Printemps 2022 : Analyse des résultats de la consultation. Été 2022 : Préparation de la trousse de réglementation pour la publication préalable dans la Gazette du Canada, partie I (GCI). Calendrier de la modernisation de la réglementation des semences 1 2 3 4 5 6 suite de la page 19 Le but de toute modernisation de la réglementation est d’améliorer la cohérence, réduire leur complexité et renforcer la protection des consommateurs.22 Feature As Wendy Jahn has noted, the Seeds Regulations have been “tweaked” many times since 1905. In the 2000s, flexible variety registration and alternative delivery of seed crop inspection were introduced. However, one has to go back to 1996 to find evidence of comprehensive regulatory and program changes. In that year, amendments to the “Regulations Respecting the Quality of Seeds Including Seed Potatoes, and the Testing, Inspection, and Sale Thereof” were published in the Canada Gazette, Part II. Prior to that, the most recent substantive modernization of the Seeds Regulations was in 1960. The 1996 changes to the Seeds Regulations were substantial. Registered seed establishments replaced authorized establishments and were required to document their seed quality management systems. Authorized importers and seed import release agents were introduced. Bulk sales of Foundation and Registered seed were legally permitted after years of a “pilot project” that allowed such sales under a “special arrangement.” Seed sampling, testing, and grading requirements were clearly defined, and accredited graders were required to submit to an evaluation. The rules for official tags were changed to permit companies to print their own under license, and requirements respecting the production of unregistered seed varieties became more flexible. Fast forward to September 2020, when the Canadian Food Inspection Agency (CFIA), with the support of Agriculture and Agri-Food Canada (AAFC), began the formal process of Seed Regulatory Modernization (SRM). Their often described “once in a generation” initiative is to review and modernize the Seeds Regulations. The proposed timelines for this project are ambitious, and it will take a strong collaborative effort to achieve its full potential. That said, with the establishment of an SRM working group, comprised of seed sector stakeholders (including the Canadian Seed Growers’ Association (CSGA)) CSGA’s Perspective on Seed Regulatory Modernization By Michael Scheffel, CSGA Managing Director, Policy and Standards A Once in a Generation Opportunity: continued on page 2423 Article de fond Comme l’a souligné Wendy Jahn, le Règlement sur les semences a fait l’objet de « mises au point » à de nombreuses reprises depuis 1905. Les années 2000 ont vu la mise en place de l’enregistrement souple des variétés et la de diversification des modes de prestation des inspections de cultures de semences. Toutefois, il faut remonter à 1996 pour trouver des indications de modifications plus détaillées au programme et à la réglementation. Cette année-là, des modifications au « Règlement concernant la qualité des semences, y compris les pommes de terre de semence, ainsi que les essais, l’inspection et la vente de celles-ci » ont été publiées dans la Gazette du Canada, partie II. Auparavant, la plus récente modernisation d’importance du Règlement sur les semences remontait à 1960. Les modifications apportées au Règlement sur les semences en 1996 étaient considérables. Les établissements semenciers agréés ont remplacé les établissements autorisés et ils étaient tenus de documenter leurs systèmes de gestion de la qualité des semences. On a introduit les importateurs autorisés et les agents privés de dédouanement des importations de semences. Les ventes en vrac de semences Fondation et Enregistrées ont été légalement permises suite à des années d’un « projet pilote » qui autorisait ces ventes en vertu d’un « arrangement spécial ». Les exigences de classification, d’essai et d’échantillonnage ont été clairement définies, et les classificateurs agréés étaient tenus d’envoyer une évaluation. Les règles relatives aux étiquettes officielles ont été modifiées de façon à permettre aux entreprises d’imprimer leurs propres étiquettes en vertu d’une licence et les exigences concernant la production de variétés de semences non enregistrées ont été assouplies. Passons maintenant à septembre 2020, année où l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), avec l’appui d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), Point de vue de l’ACPS sur la Modernisation de la réglementation des semences Par Michael Scheffel, administrateur gestionnaire de l’ACPS, Politiques et normes Occasion qui ne se présente qu’une seule fois par génération : suite à la page 27 24 Canadian Seed Growers’ Association Association canadienne des producteurs de semences Feature working with the CFIA and AAFC to review the seed regulatory framework and develop proposals for change, we are off to a strong start. The SRM Working Group is referred to by CFIA and AAFC as an integral part of a “co-development” process for developing regulatory change proposals. It is an interesting feature and a sign that times have changed and perhaps that lessons have been learned. Having all key stakeholders at the table from the outset is a welcome approach that builds on the Seed Synergy Collaboration Project efforts of the last five years to develop seed sector consensus around the direction of Seed Regulatory Modernization. It also ensures that producer and other downstream value chain interests are well represented. These efforts, which produced the 2018 Seed Synergy “White Paper,” sent a signal to government that there was an emerging consensus within the seed sector on key modernization questions. Key concepts, such as incorporation by reference, single-window seed certification services, and greater use of information technology, have been widely discussed and generally accepted as aspects of a modern seed regulatory system by the members of CSGA and other seed associations. Now what matters is how these ideas are put into practice. In the early 1990s, when proposals for amendments to the Seeds Regulations were being discussed, the Seed Division of the Food Production and Inspection Branch of Agriculture Canada was responsible for the process. It coordinated with the CSGA, the Canadian Seed Trade Association (CSTA), and the Commercial Seed Analysts Association of Canada (CSAAC). Still, it did not consult much outside of these major seed industry stakeholder groups. In contrast, the CFIA has made it clear that it intends to engage a much broader stakeholder group, including producer organizations, grain handlers, and food processors over the next few years. Doing so acknowledges that these groups are also stakeholders in the seed system and that their views are important. It will be interesting to see how much value these downstream stakeholders place on the variety registration and seed certification programs to provide the quality seed, grains, oilseeds, pulses, and forages upon which Canada’s agriculture and agri-food system depends. Often, system components that are not well understood can be undervalued – especially when they are working well and out of the spotlight. Limited understanding of how a complex regulatory model works can also lead to erroneous problem definitions and poor policy prescriptions. In all cases, education of participating stakeholders is critical to a successful outcome. Including diverse stakeholder groups in the SRM process provides an excellent opportunity to educate segments of the agri-food system that lack in-depth knowledge of seed but rely on the seed system’s continued from page 22Working together to promote Certified seed Travaillons ensemble pour promouvoir les semences Certifiées 25 Feature outputs for their health and well-being. Conversely, it will be interesting for the seed sector to learn more about what these diverse stakeholders need from the seed system. In Spring 2020, CSGA surveyed its members on the types of regulatory changes they would like to see. While most saw little need for wholesale changes, several preliminary themes emerged. Some respondents thought that the current seed grading system was too complicated and suggested moving towards a “truth in labelling” system could simplify matters. Others felt that the system needed to be designed for greater use of biochemical and molecular testing. There was widespread support for increased system digitization, including a “single window” electronic interface for all seed certification and related regulatory services. Not surprisingly, the importance of cost control and clear language in regulatory documents was highlighted by most survey respondents. For illustrative purposes, the following are some key themes to follow as the SRM Working Group gets underway. Incorporation by Reference Incorporation by reference is a regulatory tool. Within the Government of Canada’s regulatory management model, it allows for rules that are administered under the authority of official regulations to be managed independently of the formal regulatory change process. That process is a centralized cabinet committee decision- making mechanism that can often be time-consuming, resource-intensive, and slow to respond to issues that are complex to manage and aren’t considered a priority. A current example of incorporation by reference that works well in the seed regulatory system are the rules for seed testing. Three different sets of rules are recognized for various purposes, including the Canadian Methods and Procedures for Testing Seed, the Rules for Testing Seed published by the Association of Official Seed Analysts (AOSA), and the International Rules for Seed Testing of the International Seed Testing Association (ISTA). These three sets of rules evolve, but they do not require a change to the Seeds Regulations when they do. Instead, recognized third parties (e.g., AOSA, ISTA) administer the rules, which, when changed, are incorporated by reference into the Regulations. The Seed Synergy White Paper suggested that all seed certification requirements could be consolidated in a single document outside of regulation but be referenced in regulation, making it easier to bring changes of a technical nature to the seed sector’s evolving needs and its stakeholders. Other technical requirements, such as the seed standards set out in Schedule I of the Seeds Regulations (the Grade Tables) or Schedule II (the list of crop kinds subject to variety registration), would also be good candidates for incorporation by reference. Variety Registration Frequent changes have been made to the variety registration system over the past 20 years. The Seeds Regulations amendments introduced in 2009 established the current flexible variety registration system with varying levels of Value for Cultivation and Use (VCU) requirements (or none at all) for different crop kinds, depending on the needs of the crop kind value chain. Further review was conducted in 2014, and more adjustments were proposed. Some of these were implemented, such as establishing modern terms of reference for the recommending committees, while others were not. On balance, one might consider the Variety Registration regulations to be relatively up to date. However, some still consider that variety registration is a costly burden – impeding innovative new varieties – and is no longer needed in modern agriculture. Others believe that variety registration has served Canadian agriculture well, and if it is properly managed and maintained, it will continue to do so. The fact remains that there was a long period from the mid- 1980s into the 2000s when the system was unable to adapt to changing circumstances and where the criticism levelled at it was justified. Proactive management of the variety registration system and other areas of the seed regulatory system is critical to avoid problems that previously plagued variety registration. This is an area where Incorporation by Reference could make a major difference to the long-term viability of the variety registration system regulatory model. It is also an area where some creative thinking around the nature of the regulatory model is likely warranted to reflect changing market demands and technologies. The Variety Profile concept introduced in the Seed Synergy White Paper is a potential continued on page 26 At a Glance • The Seeds Act and Regulations ensure farmers have access to quality seed of adapted varieties and provide for a national program of seed varietal certification. • Seeds have been regulated in Canada since 1905, and the Seeds Regulations have undergone many amendments over the years. • The CFIA is not “opening” the Seeds Act, rather it is focused on identifying improvements and making recommendations for change to the Seeds Regulations.26 Canadian Seed Growers’ Association Association canadienne des producteurs de semences Feature starting point for this discussion, possibly in one of the Task Teams to which Wendy Jahn referred on page 20. Seed Certification and the Use of Variety Names Canada’s current seed regulatory framework is unique and is the product of Canada’s geography, history, and culture. For the past 116 years, the federal government and the CSGA have been partners in providing a seed quality assurance program, ensuring the availability of improved crop genetics to Canadian agriculture. Globally, there are different approaches to seed regulation and the use of variety names. For example, in the United States, seed of major agricultural crop kinds can be sold by variety name without certification. In the European Union, only certified seed can be sold. In Canada, seed can be sold as certified or non-certified, but only certified seed can be sold by variety name. This regulatory requirement means that seed producers must pay the seed certification costs – CSGA fees, crop inspection fees, Canadian Seed Institute fees, etc. – to sell their seed by variety name. This requirement also means that for crop types where pedigreed seed usage rates are low, the burden of supporting the certification system (which benefits all) is borne by the few. Consideration of this issue could lead in a number of directions, depending on one’s interests and perspectives. These include the regulation of common seed, who pays and who benefits from seed certification, and how much (if any) encouragement of certified seed use is required in regulation, among others. An important historical footnote is particularly noteworthy. After the variety name restrictions were expanded in the 1970s to cover self- pollinated cereals and pulses, pedigreed seed acrea almost doubled! So, the stakes are high. Summary The CSGA currently advocates for and plays a key role in operating a strong, modern, digital end-to-end national seed certification system. By extension, doing so is promoting the continuation of a seed sector where a wide range of business models and seed professionals compete and co-exist, connected in large part through the pedigreed seed system. Whether the regulatory requirements underpinning the system are merely fine-tuned or completely overhauled could be determined by the issues that come to the SRM table and how they are handled. Expect to hear much more on this subject over the coming months and years. The Role of the Seed Regulatory Modernization Working Group • The core mandate of this working group is to examine Canada’s Seed System and propose potential avenues for modernization and improvement. • The group will examine the respective roles and responsibilities of government and the private sector in a next generation seed system resulting from seed regulatory modernization. • It will identify relevant areas of concern/topics of interest, and develop and implement a work plan to review, analyze and recommend options for improvement. continued from page 25Working together to promote Certified seed Travaillons ensemble pour promouvoir les semences Certifiées 27 Article de fond a entamé le processus officiel de Modernisation de la réglementation des semences (MRS). Son initiative souvent décrite comme « survenant une fois par génération » consiste à examiner et à moderniser le Règlement sur les semences. Le calendrier proposé pour ce projet est ambitieux et demandera de solides efforts de collaboration pour atteindre son plein potentiel. Cela dit, avec la création d’un groupe de travail sur la MRS, composé d’intervenants du secteur des semences (y compris l’Association canadienne des producteurs de semences (ACPS)) en collaboration avec l’ACIA et AAC pour examiner le cadre de réglementation des semences et élaborer des propositions de modification, nous partons du bon pied. L’ACIA et AAC font référence au Groupe de travail sur la MRS comme partie intégrante d’un processus de « coélaboration » visant à élaborer des propositions de modification à la réglementation. Il s’agit là d’une caractéristique intéressante et une indication que les temps ont changé et que, peut-être, des leçons ont été apprises. Le fait d’avoir tous les intervenants clés autour de la table dès le départ constitue une approche fort à propos qui repose sur les efforts déployés par le projet Collaboration Synergie des semences au cours des cinq dernières années pour obtenir un consensus quant à l’orientation de Modernisation de la réglementation des semences. Il assure également que les intérêts des producteurs et des autres secteurs de la chaîne de valeur en aval sont bien représentés. Ces efforts, qui ont donné lieu au « Livre blanc » sur Synergie des semences de 2018, envoyaient au gouvernement le signal qu’il y avait un consensus émergent au sein du secteur des semences relativement aux enjeux clés liés à la modernisation. Les grands concepts comme l’incorporation par renvoi, les services de certification des semences à guichet unique et une plus grande utilisation des technologies de l’information ont été largement discutés et acceptés de façon générale par les membres de l’ACPS et d’autres associations semencières comme étant des aspects d’un système moderne de réglementation des semences. Ce qui importe maintenant, c’est de trouver la façon de les mettre en pratique. Au début des années 1990, alors que des propositions de modification au Règlement sur les semences faisaient l’objet de discussions, la Division des semences de la Direction générale de la production et de l’inspection des aliments d’Agriculture Canada était chargée du processus. Elle coordonnait ses travaux avec l’ACPS, l’Association canadienne du commerce des semences (ACCS), et l’Association des analystes de semences commerciales du Canada (AASCC). Pourtant, elle n’a pas vraiment mené de consultations à l’extérieur de ces principaux groupes d’intervenants de l’industrie des semences. À l’inverse, l’ACIA a clairement indiqué qu’elle entend impliquer un plus vaste groupe d’intervenants, y compris les organisations de producteurs, les manutentionnaires de grains et les fabricants de produits alimentaires, au cours des prochaines années. En agissant ainsi, elle reconnaît que ces groupes sont également des intervenants dans le système des semences et que leurs points de vue sont importants. Il sera intéressant de voir quelle valeur ces intervenants en aval accordent aux programmes d’enregistrement des variétés et de certification des semences pour produire les semences, céréales, oléagineux, légumineuses et fourrages de qualité dont le système agricole et agroalimentaire du Canada dépend. Souvent, les éléments du système qui ne sont pas bien compris peuvent être sous-évalués – en particulier lorsqu’ils fonctionnent bien et sont loin des projecteurs. Une compréhension limitée de la façon dont un modèle de réglementation complexe fonctionne peut également entraîner des définitions erronées des problèmes et de piètres décisions stratégiques. Dans tous les cas, l’éducation des intervenants participants est essentielle à une issue favorable. Le fait d’inclure divers groupes d’intervenants dans le processus de MRS offre une excellente occasion d’instruire les segments du système agroalimentaire qui manquent de connaissances approfondies sur les semences, mais qui se fient aux extrants du système de semences pour leur santé et leur mieux-être. Inversement, il sera intéressant pour le secteur des semences d’en apprendre davantage sur ce dont ces divers intervenants ont besoin de la part du système des semences. Au printemps 2020, l’ACPS a mené un sondage auprès de ses membres quant aux types de modifications à suite à la page 28 suite de la page 23 En bref • La Loi sur les semences et le Règlement sur les semences assurent aux agriculteurs un accès à des semences de qualité de variétés adaptées et assurent la prestation d’un programme national de certification de variétés de semences. • Au Canada, les semences font l’objet d’une réglementation depuis 1905, et le Règlement sur les semences a été modifié à de nombreuses reprises au fil des ans. • L’ACIA n’« ouvre » pas la Loi sur les semences. Elle cherche plutôt à cerner les améliorations possibles et à faire des recommandations de modification au Règlement sur les semences. 28 Canadian Seed Growers’ Association Association canadienne des producteurs de semences Article de fond la réglementation qu’ils aimeraient voir. Bien que la plupart n’aient pas fait état d’un besoin de modifications en profondeur, plusieurs thèmes préliminaires en sont ressortis. Selon certains répondants, l’actuel système de classement des semences était trop compliqué et ils ont laissé entendre que de passer à un système « d’étiquettes qui disent la vérité » pourrait simplifier les choses. D’autres estimaient que le système avait besoin d’être conçu pour une plus grande utilisation d’essais biochimiques et moléculaires. Il y avait un appui généralisé pour une numérisation accrue du système, une interface électronique à « guichet unique » pour tous les services de certification des semences et les services de réglementation connexes. Il n’est pas surprenant de constater que l’importance du contrôle des coûts et de documents de réglementation en texte clair a été soulignée par la plupart des répondants au sondage. À titre d’illustration voici quelques- uns des principaux thèmes à suivre au moment où le Groupe de travail sur la MRS entreprend ses travaux. Incorporation par renvoi L’incorporation par renvoi est un outil de réglementation. Au sein du modèle de gestion de la réglementation du gouvernement du Canada, cela permet aux règles administrées en application de règlements officiels d’être gérées de façon indépendante du processus officiel de modification de la réglementation. Ce processus est un mécanisme décisionnel centralisé de comités du Cabinet qui peut souvent prendre beaucoup de temps, nécessiter des ressources considérables et être lent à répondre à des enjeux qui sont complexes à gérer et qui ne sont pas considérés comme une priorité. Un exemple actuel du bon fonctionnement de l’incorporation par renvoi au sein du système de réglementation des semences, ce sont les règles concernant les essais l’analyse des semences. Il existe trois règles reconnues pour diverses fonctions, y compris les Méthodes et procédés canadiens d’essai des semences, le document intitulé Rules for Testing Seed, publié par l’Association of Official Seed Analysts (AOSA), et les Règles internationales pour les essais de semences, publiées par l’Association internationale d’essais de semences (ISTA). Ces trois ensembles de règles évoluent, mais elles n’exigent pas une modification au Règlement sur les semences lorsqu’elles le font. Ce sont plutôt les tierces parties (p. ex. AOSA, ISTA) qui administrent les règles qui, lorsqu’elles sont modifiées, sont incorporées au Règlement par renvoi. Le Livre blanc sur Synergie des semences laissait entendre que toutes les exigences en matière de certification des semences pourraient être regroupées en dehors de la réglementation, mais qu’elles pourraient être citées en référence dans la réglementation, ce qui faciliterait la mise en œuvre de modifications de nature technique qui répondraient aux besoins en pleine évolution du secteur des semences et de ses intervenants. D’autres exigences techniques comme les normes sur les semences énoncées à l’annexe I du Règlement sur les semences (les tableaux des normes) ou à l’annexe II (la liste des espèces assujetties à l’enregistrement des variétés) seraient également de bonnes candidates à l’incorporation par renvoi. Enregistrement des variétés Au cours des 20 dernières années, de fréquentes modifications ont été apportées au système d’enregistrement des variétés. Les modifications apportées au Règlement sur les semences en 2009 mettaient sur pied l’actuel système d’enregistrement souple des variétés comportant des niveaux variés d’exigences de valeur pour la culture et l’utilisation (VCU) (ou aucune) pour différentes espèces, selon les besoins de la chaîne de valeur de l’espèce. Un examen plus approfondi a été réalisé en 2014 et d’autres ajustements ont été proposés. Quelques-uns d’entre eux ont été mis en œuvre, notamment l’établissement d’un mandat moderne pour les comités de recommandation, tandis que d’autres ne l’ont pas été. En fin de compte, on pourrait considérer que les règlements relatifs à l’enregistrement des variétés sont relativement à jour. Toutefois, certains continuent de considérer que l’enregistrement des variétés constitue un fardeau coûteux – empêchant la création de nouvelles variétés novatrices – et n’est plus nécessaire dans une agriculture moderne. D’autres sont d’avis que l’enregistrement des variétés a bien servi l’agriculture canadienne, et s’il est correctement géré et tenu à jour, il continuera de le faire. Il n’en demeure pas moins que pendant une longue période, du milieu des années 1980 jusque dans les années 2000, le système n’était pas en mesure de s’adapter aux circonstances changeantes et que les critiques faites étaient justifiées. La gestion proactive du système d’enregistrement des variétés et d’autres aspects du système de réglementation des semences est cruciale pour éviter des problèmes qui ont auparavant Le rôle du Groupe de travail sur la modernisation de la réglementation des semences • Le mandat de base de ce groupe de travail est d’examiner le système des semences du Canada et de proposer des pistes potentielles de modernisation et d’amélioration. • Le groupe examinera les responsabilités et rôles respectifs du gouvernement et du secteur privé dans un système de semences de prochaine génération découlant de la modernisation de la réglementation des semences. • Il cernera des sujets de préoccupation ou d’intérêt pertinents, puis il élaborera et mettra en œuvre un plan de travail pour examiner, analyser et recommander des options d’amélioration. suite de la page 27Working together to promote Certified seed Travaillons ensemble pour promouvoir les semences Certifiées 29 Article de fond affligé l’enregistrement des variétés. Il s’agit d’un domaine où l’incorporation par renvoi pourrait faire une grande différence pour la viabilité à long terme du modèle de réglementation du système d’enregistrement des variétés. C’est également un domaine où une certaine pensée novatrice à l’égard de la nature du modèle de réglementation est probablement justifiée pour refléter les technologies et les demandes changeantes du marché. Le concept du profil des variétés introduit dans le Livre blanc sur Synergie des semences est un point de départ potentiel pour ces discussions, éventuellement au sein de l’un des groupes d’étude auxquels Wendy Jahn a fait allusion à la page 21. La certification des semences et l’utilisation du nom des variétés L’actuel cadre de réglementation des semences du Canada est unique et le fruit de la géographie du Canada, de l’histoire et de la culture. Depuis 16 ans, le gouvernement fédéral et l’ACPS ont été des partenaires dans la prestation d’un programme d’assurance de la qualité des semences qui garantit la disponibilité d’une génétique améliorée des cultures pour l’agriculture canadienne. Dans l’ensemble, il existe des approches différentes de la réglementation des semences et de l’utilisation du nom des variétés. Par exemple, aux États-Unis, les semences d’importantes espèces peuvent être vendues en fonction du nom de la variété, sans certification. Au sein de l’Union européenne, seules les semences certifiées peuvent être vendues. Au Canada, les semences peuvent être vendues en tant que semences certifiées ou non, mais seules les semences certifiées peuvent être vendues en fonction du nom de la variété. Cette exigence réglementaire signifie que les producteurs de semences doivent assumer les coûts de la certification des semences – droits de l’ACPS, droits d’inspection des cultures, droits de l’Institut canadien des semences, etc. – pour vendre leurs semences en fonction du nom de la variété. Cette exigence signifie également que pour les types de cultures où les taux d’utilisation de semences pédigrées sont faibles, le soutien du système de certification (qui profite à tous) relève de la minorité. La prise en compte de cet enjeu pourrait mener dans plusieurs directions, selon les points de vue et les intérêts de chacun. Cela comprend, entre autres, la réglementation des semences communes, qui paye et qui profite de la certification des semences, et quel encouragement (le cas échéant) de l’utilisation des semences certifiées est nécessaire dans la réglementation. Un rappel historique important mérite d’être tout particulièrement souligné. Après l’élargissement des restrictions relatives au nom des variétés dans les années 1970 pour inclure les légumineuses et les céréales à pollinisation directe, la superficie en acres de semences pédigrées a presque doublé! Les enjeux sont donc élevés. Résumé En ce moment, l’ACPS préconise et joue un rôle clé dans l’exploitation d’un système national de certification des semences qui est fort, moderne, et numérique de bout en bout. Par extension, en faisant cela, on fait la promotion de la continuité d’un secteur des semences où une vaste gamme de modèles d’affaires et de professionnels des semences coexistent et se font concurrence, reliés en grande partie par le système de semences pédigrées. La question de savoir si les exigences en matière de réglementation qui sous-tendent le système sont seulement ajustées ou complètement révisées pourrait être déterminée par les enjeux qui sont présentés à la table de la MRS et la façon dont elles sont réglées. Attendez-vous à en entendre beaucoup plus à ce sujet au cours des mois et des années à venir. Next >